Les aquarelles de Barbara dépeignent un univers figuratif et vivement coloré qui s’inspire de l’enfance, de la nature, de la vie sauvage. Ses grands formats, généralement de 113 x 155 cm, associés à l’aspect mouvant et aérien du support peuvent inciter à considérer ses peintures comme des tapisseries de papier. Son travail explore de plus en plus l’articulation entre dessin et peinture, entre la ligne et la figure picturale, la ligne et la liquidité de la nappe de couleur.

La ligne, en surimpression ou en négatif, incorpore un contenu narratif supplémentaire censé interroger la scène peinte et enrichit le propos pictural d’une autre dimension. Elle active notre imaginaire collectif en favorisant associations et réminiscences visuelles.

Une scène du quotidien représentée de façon assez naturaliste (danse d’enfant, chevauchée, scène de chasse, de plage, ) peut ainsi se voir accolée à une scène ou figure archétypale ou mythologique (danse cosmique de Shiva, Pan, un faune, la figure tarologique du pendu ou de la Force, Héra et son paon, la déesse Durga, Charon, Horus, des êtres psychopompes …) , qui apparaît généralement en filigrane, comme stratifiée dans la fluidité picturale.

La technique de l’aquarelle permet la création de cet espace où peuvent se déployer ces niveaux de réalités, de narration simultanés. Par ses jeux de superpositions, de voiles, de transparences, de diffusion, soit d’apparition et de disparition, d’effet de réalité et d’irréalité, elle favorise l’émergence d’un champ incertain. L’espace coloré, relativement indéfini car sans beaucoup de repères, peut être imaginé céleste ou arcadien. La frontière devient alors mince entre rêve, réalité (altérée), cauchemar parfois, conte et mythe. « La mythologie est un dictionnaire d’hiéroglyphes vivants » Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels, 1860

Sa recherche plastique témoigne métaphoriquement de cette recherche de sens.

 

Ses derniers travaux